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Biodiversité et copropriété

 

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La « biodiversité » ne doit pas être absente des copropriétés.

Il s’agit même d’un des cibles de la transformation d’une copropriété en écocopropriété,en tous cas tel que le pense Gilles Olive,fondateur de HQE (Haute Qualité Environnementale),concepteur d’un référentiel des écopropropriétés avec 19 exigences pour y arriver.

La biodiversité ?

Le grand scientifique américain, Edward O. Wilson, considéré comme l’inventeur du mot biodiversity, en donne la définition suivante : « la totalité de toutes les variations de tout le vivant ».

Selon les scientifiques, la biodiversité est la dynamique des interactions dans des milieux en changement. Elle se décline en diversité écologique (les milieux ), diversité spécifique (les espèces), et diversité génétique.

Cette définition met en évidence deux notions essentielles :

1. la biodiversité c’est « tout le vivant » , donc l’homme en fait partie.

2. la biodiversité c’est la dynamique des interactions. Or si l’on parle maintenant autant de biodiversité, c’est bien à cause d’interactions essentielles dont celles causées par nos activités.

La biodiversité est un concept scientifique mais c’est également du concret, elle inclut en effet :

·      des valeurs morales, esthétiques et culturelles. C’est l’animal qui a le droit de vivre ou le paysage que l’on admire.

·      des productions de biens tels que nourriture, bois, textiles, médicaments

·      des équilibres globaux et différents phénomènes comme la pollinisation, la qualité des eaux, la fertilité des sols, la protection contre les maladies. Dans une région himalayenne on a dû réintroduire des insectes pollinisateurs pour maintenir la production de fruits. En France 75% des rivières sont polluées par les pesticides.

En copropriété :

Il s’agit de se doter d’un plan de maintien de la faune et la flore essentiellement dans les espaces verts,cours et jardins parties communes,de végétaliser les toitures ou les murs.

Pour cela il est conseillé de prendre contact avec les Associations locales de protection de la nature et les Conservatoires Régionaux des Espaces Naturels.

Ces organimes publics renseignent sur les variétés de plantes qu’il faut parfois éviter car nuisibles à la f aune ou parfois à l’homme.

Il s’agit aussi de favoriser les espèces végétales locales car la nature les a plaçé là et si elles ne sont pas nuisibles elles sont supposées bien s’acclimater et être dans l’ordre nature.

En pratique voici quelques pistes pour bien s’occuper de la biodiversié dans les copropriétés :

Maintenir les vieux murs en pierre qui sont utiles aux insectes et à la flore rupicole.

Créer des « hotels à insectes » nécessaires à l’environnement.

Poser des nichoirs et perchoirs hors de portée des prédateurs.

Végétaliser les toits et murs (voir notre article sur ce sujet dans notre site).

Créer des jardins collectifs de fruits et légumes ( phénomène de « l’urban farming » :voir notre article à ce sujet dans ce site).

Appliquer le « zéro-phyto » c’est-à-dire mettre uniquement des engrais naturels.

Favoriser les composts (voir notre article à ce sujet dans ce site).

Poser des ruches pour favoriser la pollinisation et étudier les pollinisateurs sauvages pour les écarter ou les favoriser.

Faire des parkings en herbe (enherbés ») pour réintroduire l’eau dans un élément naturel.

Aménager les bordures de trottoirs inclinées à 45% pour favoriser le passage des amphibiens et batraciens (grenouilles par exemple…)

Favoriser les chemins d’accès des animaux à l’eau.

Favoriser les corridors écologiques » des animaux et insectes(Les « biocorridors » assurent ou restaurent les flux d’espèces et de gènes qui sont vitaux pour la survie des espèces et leur évolution adaptative. Ils sont donc vitaux pour le maintien de la biodiversité animale et végétale et pour la survie à long terme de la plupart des espèces).

Réaliser les éclairages des parties communes extérieures du haut vers le bas pour ne pas géner les éspèces nocturnes ou lucifuges(insectes non nuisibles évitant la lumière).

Ecarter les éspèces végétales nocives,telles l’ambroisie (allergique) et la renouée du Japon pourtant vendue dans certaines jardineries jusque récemment encore.

A titre indicatif voici ses caractéristiques:

« Considérée comme une plante très décorative, elle a longtemps été introduite dans beaucoup de jardins et vendue par des jardineries. Dépourvue de prédateurs locaux et de compétiteurs, elle s’est avérée très invasive et donc défavorable à la biodiversité. D’un développement très rapide, sa progression se fait au détriment de la flore locale (comme l’angélique des estuaires, Angelica heterocarpa Lloyd, endémique de quelques estuaires), mais aussi de la diversité en vertébrés et surtout d’invertébrés (abondance totale diminuée en moyenne d’environ 40% sur les cours d’eau inventoriés, avec un nombre de groupes d’invertébrés diminué de 20 à 30%).

Ceci expliquerait que comme d’autres plantes invasives, la renouée fasse reculer les populations d’amphibiensreptiles, et oiseaux ainsi que de nombreux mammifères des habitats ripicoles, car ces derniers dépendent directement ou indirectement des espèces herbacées autochtones et/ou des invertébrés associés pour leur survie21.

La renouée est fréquente sur des néo-sols et milieux dégradés et pauvres en biodiversité du fait de son mode de propagation par transport de fragments de rhizomes8 (rivière, engins de chantier et agricoles, autres véhicules…). Il est très difficile de l’éliminer (persistance des rizhomes). Sa vigueur et la rapidité de sa propagation sont tel qu’un petit foyer peut rapidement coloniser les abords jusqu’à former des massifs de plusieurs dizaines de mètres carré, prenant le pas sur la végétation locale basse – même bien implantée. S

e développe aussi à sa suite, l’espèce de fourmis tout aussi invasive, Lasius neglectus, provenant de l’ouest de la Mer noire. Elle y trouve une nourriture abondante grâce aux nectaires à la base des feuilles de renouée. On trouve là un problème tout particulier d’hémérochorie, où deux espèces, l’une animale, l’autre végétale, concourent pour changer le biotope » (contribution:WIKIPEDIA)

Ecarter les espèces animales trop prédatrices et les insectes vecteur de maladies.

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Un plan « BIODIVERSITE COPROPRIETE »:

L’Association PLANETE COPRORIETE élabore un guide « BIODIVERSITE et COPROPRIETE » publié sur son site.

Les copropriétés neuves, lorsque le promoteur déposera son permis de construire, devront se soumettre au documents d’urbanisme que constituent les SRCE (Schémas régionaux de cohérence écologique):

L’immeuble doit respecter les couloirs biologiques que constituent les « trames vertes et bleues » qui constituent des reservoirs de biodiversité.

Il s’agit de permettre aux espèces animales et végétales de se déplacer pour assurer leur cycle de vie et favoriser leur capacité d’adaptation.

Le Décret du 27 décembre 2012 fixe le contenu des obligations de ces SRCE.

http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20121229&numTexte=38&pageDebut=20812&pageFin=20815#

Elles peuvent se faire certifier par le label de la nature en ville EFFINATURE

Unknown

Les copropriétés anciennes ne sont pour l’instant soumises à aucune obligation relative à la biodiversité.

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Mais si elles veulent se singulariser et dégager une valeur verte qui aura une incidence certaine sur la valeur des appartements,elles ont intérêt a se doter d’un plan  biodiversité qu’elles peuvent élaborer souvent avec l’aide des services municipaux lorqu’ils se sont dotés eux-mêmes d’un plan biodiversité.

Il leur faudra ordonner leur plan conformément aux règles de base qui leur seront données dans le guide ci-dessus cité de PLANETE COPROPRIETE.

Colloque-biodiverste-WEB-2

Biodiversité et HQE:

Pour les copropriétés neuves, l’immeuble peut se faire certifier HAUTE QUALITE ENVIRONNEMENTALE (HQE).

Dans les cibles HQE (voir notre article sur HQE),la biodiversité n’est pas absente:

La biodiversité est un enjeu transversal de la démarche HQE. Il fait l’objet d’une attention particulière dans plusieurs cibles et ce dès la mise en place de l’opération:

Analyse des écosystèmes présents sur le site avant de lancer l’opération, diagnostic écologique et préconisations pour la conception notamment vis-à-vis des trames écologiques existantes, du choix des espèces végétales, de la limitation des pollutions lumineuses, de l’intégration paysagère du bâti et des équipements extérieurs … en cible 1,

 Choix de matériaux à faible impact environnemental en cible 2,

 Dispositions prises pour la biodiversité pendant le chantier en cible 3,

 Gestion intégrée du cycle de l’eau via la limitation de l’imperméabilité des sols en cible 5,

 Limitation des rejets polluants du bâtiment sur l’environnement extérieur en cibles 11 et 13,

HQE et l’Association OREE ont constitué un groupe de travail sur le sujet.

Ci dessous une vidéo sur une copropriété examinée par ECOCOPRO :

http://www.youtube.com/watch?v=_2oPFFcviJ4&feature=youtube_gdata_player

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