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La copropriété idéale: « La cité du fada » ou « la bobo-isation de la copro »

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A l’heure où l’on cherche les critères d’une gestion de « copropriétés exemplaires », il n’est pas inutile de rappeler l’idée que s’en faisaient  les constructeurs de copropriétés après guerre, à l’époque de la reconstruction qui devait permettre au maximum de gens de se loger dans des conditions les plus économiques possibles avec le confort.

L’architecte LE CORBUSIER imagina les critères de conception de ces copropriétés sur les plans techniques et architecturaux en insufflant des idées originales ayant pour objectif le bien être de l’habitant.

Il est intéressant de constater que les environnementalistes « post HQE » recherchent aujourd’hui le même type de critères au moment de la conception des immeubles mais aussi tout le long de la vie de celui-ci (voir à cet effet les travaux très innovateurs de GILLES OLIVE, fondateur du HQE).

L’immeuble n’est plus en soi le moteur de la recherche de cibles environnementales car il faut désormais l’insérer dans le territoire et penser beaucoup plus au confort des habitants, à leur santé, à la biodiversité, à la sécurité qu’aux caractéristiques techniques de la construction comme le fait HQE qui recherche aussi de nouveaux critères au delà des 14 cibles environnementales mises au point pour cette certification d’immeubles.

Voir ce qu’on a dit sur  les copropriétés exemplaires ici:

http://ecocopro.com/les-coproprietes-exemplaires-congres-a-montreal-les-8-et-9-mai-2014

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Regardons comment a été conçue la cité radieuse  de LE CORBUSIER, aujourd’hui de plus en plus habitée par les bobos de Marseille qui se mélangent au multiculturel et ethnique que constitue la ville de  Marseille qui pourrait être un exemple de mixité sociale tant recherchée aujourd’hui par les pouvoirs publics dans le cadre de son pouvoir règlementaire.

La Cité radieuse, ensemble HLM à MARSEILLE est inaugurée en 1952, après cinq ans de travaux, malgré de nombreuses critiques politiques et architecturales (ce « cube de béton » reste encore aujourd’hui critiqué).

L’innovation que représentait cette construction a notamment eu pour conséquence de la voir affublée du surnom « la maison du fada » par certains habitants de Marseille car ils trouvaient que ce bâtiment n’était pas normal.

Aujourd’hui classée Monument historique par arrêté du 2, la Cité radieuse, immeuble expérimental dès son origine, est de plus en plus visitée par des touristes et ses logements exercent un nouvel attrait auprès d’une population de cadres et de professions intellectuelles: La boboisation dans la copropriété

Le Corbusier définit le logis comme le contenant « d’une famille ». Ce contenant peut être inséré non pas dans un immeuble traditionnel mais dans une « ossature portante », conçue comme une structure d’accueil.

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Le Corbusier va définir une cellule de base. Elle va donner naissance à un ensemble de deux cellules orientées Est/Ouest et imbriquées autour d’une rue intérieure.

Il aboutit ainsi à un système d’étage courant qui s’organise sur trois niveaux. Entre les cellules de chaque côté du bâtiment se trouvent de larges couloirs. Ils sont conçus comme un espace de circulation et de rencontre entre les habitants.

Au dernier étage, un couloir plus grand encore, le déambulatoire, fait face à la mer.

Comme les autres unités d’habitation de Le Corbusier, la Cité radieuse de Marseille est conçue sur le principe du Modulor, système de mesures lié à la morphologie humaine basé sur le nombre d’or et la suite de Fibonacci8, calculé par le quotient de sa taille (1m83) par la hauteur de son nombril (1m13) qui de 1,619, soit le nombre d’or au millième près. Celui-ci est d’ailleurs illustré par une empreinte sur le béton à la base de l’immeuble ainsi que sur un petit vitrail.

Le Corbusier est l’architecte qui théorise l’usage du nombre d’or dans son métier. S’il reprend l’idée de Vitruve, consistant à proportionner un bâtiment aux dimensions d’un corps humain, il y associe d’autres éléments justifiant l’usage de la proportion d’Euclide.

Le nombre d’or permet de créer un curieux système de numération. Les mathématiques nous apprennent qu’il est possible de construire une numération positionnelle, non seulement avec dix, comme celle des humains, ou avec deux, pour les ordinateurs, mais avec n’importe quel nombre réel strictement positif et différent de un. Celui construit avec le nombre d’or, appelé base d’or, lui semble le plus adapté à l’architecture. Au premier contact, il est un peu étrange. Par exemple dans ce système 100 est égal à 10 + 1, ce qu’un mathématicien lit φ2 = φ + 1.

Cette échelle harmonique, pour reprendre son expression103, permet de réconcilier les atouts du système métrique décimal, pratique et abstrait, avec ceux du système anglais des pouces et des pieds, naturel mais peu pratique. En calant les différentes dizaines, c’est-à-dire ici les puissances du nombre d’or, sur les dimensions humaines, Le Corbusier cherche à obtenir un système alliant les deux avantages. La deuxième unité correspond à la taille d’un avant-bras, la troisième à la distance entre le nombril et le sommet de la tête, la quatrième à celle entre le sol et le nombril d’un homme debout et la cinquième à la taille d’un adulte.

En termes d’architecture, cette démarche offre un moyen naturel pour incarner l’idéal de Vitruve. Chaque dizaine correspond à une proportion humaine et les différentes proportions se répondent entre elles. En termes d’urbanisme, Le Corbusier cherche à trouver un moyen de normalisation.

En 1950, date de parution du premier tome sur le Modulor, nom qu’il donne à ce système, les besoins de reconstruction sont vastes et la rationalisation de la production, un impératif. L’auteur parle de machine à habiter.

Cette démarche, vise aussi un objectif esthétique. La normalisation dispose d’un avantage, elle permet plus d’harmonie. Le tracé régulateur, c’est-à-dire l’échelle construite sur la suite de Fibonacci y joue un rôle : « Le tracé régulateur n’apporte pas d’idée poétique ou lyrique ; il n’inspire nullement le thème ; il n’est pas créateur ; il est équilibreur. Problème de pure plasticité104 »

À partir des années 1950, Le Corbusier utilise systématiquement le modulor pour concevoir son œuvre architecturale.

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Le Modulor est donc une notion architecturale inventée par Le Corbusier en 1944.

Silhouette humaine standardisée servant à concevoir la structure et la taille des unités d’habitation dessinées par l’architecte, comme la Cité radieuse de Marseille, la Maison radieuse de Rezé ou l’Unité d’habitation de Firminy-Vert.

Elle devait permettre, selon lui, un confort maximal dans les relations entre l’Homme et son espace vital.

Ainsi, Le Corbusier pense créer un système plus adapté que le système métrique, car il est directement lié à la morphologie humaine, et espère voir un jour le remplacement de ce dernier.

« Modulor » est un mot-valise composé sur « module » et « nombre d’or » car les proportions fixées par le modulor sont directement liées au nombre d’or. Par exemple, le rapport entre la taille (1,83 m) et la hauteur moyenne du nombril (1,13 m) est égal à 1,619, soit le nombre d’or à un millième près. La taille humaine standard d’1,83 mètre est basée sur l’observation de l’architecture traditionnelle européenne et de l’utilisation des proportions de cette unité pour élaborer l’harmonie d’une architecture.

(Article compilé des données de WIKIPEDIA)

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