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LES FRANCAIS ET LA RENOVATION ENERGETIQUE NOTAMMENT EN COPROPRIETE

 

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Alors que la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit la rénovation énergétique de 500 000 logements par an à l’horizon 2017, l’association Promotelec a analysé les données de plus de 17 000 logements ayant fait l’objet de travaux de rénovation énergétique.

Les projets concernent principalement l’habitat social et collectif, qui représentent respectivement 88 et 96 % des logements. 75 % des dossiers d’habitat collectif concernent des opérations de moins de 30 logements, mettant ainsi en évidence l’accessibilité à tous du Label Promotelec Rénovation Énergétique.

Des rénovations énergétiques globales:
Globalement, la réduction des déperditions thermiques et l’amélioration du confort sont les fils conducteurs des travaux. Les travaux mis en œuvre conjuguent de manière quasi systématique :
un renforcement de l’isolation de l’enveloppe ;
le remplacement des équipements de production du chauffage (94 %), la création ou la rénovation des installations de ventilation (95 % des dossiers).
Dans 90 % des cas, deux des quatre postes de l’enveloppe ont été isolés : façade, menuiseries, plancher haut, plancher bas. Dans 50 % des dossiers, le renforcement de l’isolation a porté sur les 4 postes :
83 % des dossiers ont fait l’objet d’un renforcement de l’isolation des façades, et 29 % d’entre eux ont eu recours à l’isolation thermique par l’extérieur ;
87 % des dossiers ont remplacé leurs menuiseries, avec la mise en place quasi systématique de double vitrage ;
La porte d’entrée d’une maison individuelle sur deux a été remplacée.
Parallèlement, les combles ou toitures-terrasses ont fait l’objet de travaux d’isolation dans 88 % des dossiers. Enfin, les travaux d’isolation des planchers bas concernent uniquement 61 % des dossiers, compte tenu de la complexité de certaines interventions en fonction des configurations techniques rencontrées (plancher bas sur terre-plein ou vide sanitaire, logement occupé…).
L’ensemble de ces actions contribue ainsi à diviser par deux les déperditions thermiques du parc Hlm et par plus de quatre celles du parc privé, et ce sans écart significatif entre les énergies.

 

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Un changement d’énergie dans 30 % des dossiers:
Cette tendance est plus accentuée dans le logement individuel (plus de 36 % des maisons individuelles contre 25 % des logements collectifs) et dans le parc privé (initialement davantage chauffé à l’électricité, alors que le parc Hlm est majoritairement alimenté en gaz naturel).
L’électricité, première source d’énergie en maison individuelle, arrive en seconde place après travaux (41 % des dossiers) et reste en seconde position dans le logement collectif (16 % des dossiers). Pour les logements dans lesquels l’électricité reste l’énergie de chauffage, qui s’inscrivent donc dans une démarche « bas carbone », 44 % sont équipés de systèmes thermodynamiques (pompe à chaleur) ; les 56 % restant utilisant des solutions à effet joule ou à accumulation.
Le gaz naturel gagne des parts de marché, tous logements confondus. Il produit désormais l’ECS de 48 % des logements individuels rénovés. En logement collectif, 66 % des dossiers sont chauffés par cette énergie et 56 % des dossiers ont opté pour cette solution pour l’ECS.
Le fioul disparaît quasiment au profit de toutes les autres énergies (électricité, gaz naturel, bois-énergie voire réseau de chaleur).
Le bois-énergie se développe, majoritairement en remplacement des solutions électriques.
Dans une optique de réduction des coûts d’entretien et d’amélioration de la performance globale des installations en logement collectif, le chauffage collectif après travaux concerne 52 % des dossiers (contre 42 % avant travaux).
Si une tendance similaire est constatée pour l’ECS, ce mode de production collectif est néanmoins davantage représenté dans les opérations d’envergure.

 

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Les innovations technologiques encore peu ancrées:
Seuls 8 % des dossiers, portés dans 87 % des cas par le secteur social, ont utilisé des innovations technologiques. Certaines semblent toutefois émerger comme la ventilation hybride ou basse pression ainsi que la mise en place d’un chauffe-eau thermodynamique en maison individuelle.
Cette tendance peut s’expliquer par la nécessité pour eux de recourir au Titre V opération ou système dans le cas de l’utilisation de technologies « non reconnues » par le moteur de calcul de la réglementation thermique globale sur l’existant.

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Le développement des énergies renouvelables:
Si les opérations avant travaux avaient rarement recours aux énergies renouvelables, les rénovations énergétiques contribuent à leur développement. Ainsi après travaux, 29 % des dossiers intègrent une énergie renouvelable. En tête, les solutions thermodynamiques (37 %) et solaire thermique (36 %), suivies par le bois (22 %). Le photovoltaïque et la géothermie sont encore sous-représentés (3 % et 2 %).

 

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(1) Données collectées entre janvier 2008 et janvier 2015 par Promotelec Services, issues de 1 143 dossiers de rénovation ayant obtenu un Label Promotelec Rénovation Énergétique ou étant en cours de certification. Pour information, un dossier au sens de cet article correspond à une opération, qui peut regrouper plusieurs bâtiments visant un même niveau de performance.

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